Écrin d’été

By 9 juillet 2021Blabla / News, Photos

Bon, dans cet article la qualité des photos est globalement très inégale. Qu’il s’agisse de mon téléphone (qui fait des photos moches dès qu’elles ne sont plus en miniatures), le vieux coolpix (qui pixelise et compresse au maximum dès lors que l’on zoome un tantinet) ou mon Nikon dont j’ai la sensation que l’objectif – bien que demeurant largement au dessus des deux autres – fatigue… ce n’est pas aussi beau que je ne l’aurais voulu. J’ai tout de même réussi à avoir quelques photos recevables, voire même quelques jolis clichés – j’en posterai la plupart, mais pas tous, je garde les mieux réussis pour plus tard ^^.

Cela faisait un bon moment que je n’étais pas allée marcher !! Je veux dire, vraiment marcher, genre pas sur du plat, au ralenti, avec un arrêt tous les trois mètres… Entre tout ce qui a pu se passer et l’appréhension de m’y remettre… Mais cette fois, j’avais vraiment envie de tenter la chose – et l’endroit visé pour la balade m’enchantait rien qu’à l’idée. Un peu à l’écart de là où habite l’une des fées que je connais, dans une zone boisée, il y a un écrin où chante une cascade..;
Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime les cascades

J’étais décidée à y arriver. Oh bien sûr, mon corps s’est manifesté, mais même si c’était dur, et que j’ai cru à plusieurs reprise qu’il allait me jouer l’un des vilains tours dont il a le secret, j’ai pu faire l’aller-retour, aidée d’une bonne compagnie (coucou Wildy !). Car une fois n’est pas coutume, j’ai pu me promener avec une amie, de celles qui connaissent les plaisirs simples, les joies discrètes mais profondes offertes par la Nature.. Elle m’a patiemment accompagnée tout du long (merci encore ♥).

Ce fut un moment des plus plaisants une fois sur place (et un peu reposée). Juste quelques heures au bord de l’eau, mais dans quel cadre ! Je ne résiste pas à vous le décrire un peu, et – lorsque j’ai pensé à prendre les photos adéquates – à vous l’illustrer.

Déjà, tout au long de la route, des papillons (mais pas seulement, il y avait plein d’autres bestioles) dansaient un peu partout, virevoltant parfois jusque sous notre nez, le temps de faire coucou. Il y en avait tellement !!! J’étais la plus heureuse ! J’avais presque envie de m’arrêter là où on a vu les premiers tant ils étaient nombreux, et de ne plus en bouger ! S’il n’avait pas fait si chaud, et si j’avais eu plus de temps, je me serais postée en ras de champ pour les mitrailler avec l’appareil photo pendant des heures ! J’ai quand même pris le temps de m’arrêter plusieurs fois pendant que j’avais à peu près toute mon énergie ^^

Après une petite montée sur les routes de la ville et le long des champs (en plein cagnard x’D), et quelques épingles en descente sur un chemin de terre, de cailloux et de roche sous le couvert des arbres, on a commencé à entendre le vrombissement caractéristique des cours d’eau qui s’en donnent à cœur joie. Plus on avançait, et plus tout était vert. Sur les versants de la mousse, des fougères, des herbes folles, du lierre aussi parfois… ces havres parfaits pour la vie secrète que j’aime tant – pratiquement invisible ce jour là. À un moment, mon hôtesse m’a indiqué un poteau de pierre à l’allure sympathique – j’ai failli le louper, pourtant il était bien plus grand que moi ! ^^ On a poursuivit notre chemin jusqu’à une zone caillouteuse, en bordure de la Cance.

En arrivant, j’ai pu sentir un parfum presque iodé, mais aussi une odeur d’arbres et de terre mouillée.. Le Soleil enflammait les feuilles frémissantes au dessus de nos têtes. La fraîcheur subite des effluves du lieu, mêlées à l’ombre des feuillages provoquait un changement d’atmosphère immédiat et apprécié !
Ici, au bord de la zone délimitée par la rivière et des arbustes, un énorme rocher rectangulaire, comme un souvenir de pilier effondré. Ci et là, agrippant un sol irrégulier recouvert de galets, des racines puissantes et sensiblement tortueuses – dont l’une servit d’assise à ma camarade, tandis qu’elle me cédait gentiment le confort d’un rocher plat lors de notre pique-nique -.
Ça aussi, c’est quelque chose que je n’avais pas fait depuis longtemps, de pique-niquer ! Un plaisir ! Pour nous tenir compagnie, sur l’une des racines, un insecte bleu joliment scintillant. Tellement immobile qu’on s’est demandées s’il était encore en vie. Wildy l’a pris dans la main à un moment, il bougeait encore : ouf ! Elle l’a laissé repartir tranquillement ^^

Seule tâche sur ce merveilleux tableau : la présence humaine on ne peut plus évidente ; morceaux de verres brisés mêlés aux galets, masques et autres objets parfois improbables nonchalamment jetés par terre… Je ne comprendrais jamais… Mais bien décidée à ne pas me laisser miner le moral, tout en faisant attention, on a juste fait abstraction de ces éléments. Bref !

Mais bien sûr, l’élément central, c’était la cascade et son cours d’eau ! Et bon sang, c’était beau. Bien que peu haute, elle avait fière allure, s’étalant tout le long d’une muraille. Il y avait de quoi voir, écouter, toucher, et sentir dans tous les sens.
Le dessin formé par la joyeuse dégringolade de l’eau sur les vieilles pierres du mur dressé en barrage, ou plus vraisemblablement en soutènement. Les feuilles mortes qui s’étalaient en arabesques, tournant dans un coin bien délimité, dont les contours étaient esquissés par le courant et la rive. La bruine des gouttes transportées par un filet de vent, si douce et fraîche, comme un brumisateur naturel incroyablement bienvenu par ces chaleurs, et fascinant à observer..
Toute la cascade et ses échos, le tressaillement des feuillages, les remous sur les galets presque entièrement immergés… Les reflets & jeux de lumières qui dansent un peu partout.. Ceux à la surface de l’eau, qui se reflètent avec grâce sur les troncs des arbres et leurs feuilles. Ceux qui s’intègrent dans le brouhaha des chutes, ceux qui glissent en silence sur le sol noyé. Les bulles qui se promènent, et les amas de mousse qui pétillent. Le chant de l’eau, qui coule et qui tombe, qui jaillit et qui ricoche, qui caresse et qui roule… ça en faisait du bruit et des clignements ! Mais ça n’était pas oppressant pour autant, juste captivant, apaisant.. C’est seulement après quelques instants que j’ai su que j’avais eu besoin de ce moment – je suis tellement stressée tout le temps..

Parlons un instant des galets qu’il y avait sur place. Tous différents. Aux formes, aux couleurs et aux textures riches d’une histoire qui nous échappe. Striés, cernés, pailletées. On y trouvait du noir, du blanc, du orange, du rouge, du gris… comme des cailloux pour certains constellés d’arc-en-ciel. Certains présentaient un grain qui me plaisait plus que les autres. Comme une enfant, je ramassais quelques précieux trésors pour les glisser dans mon sac, en souvenir de cette journée.

Nous n’étions pas seules à profiter de la sérénité du lieu. Au dessus de l’eau, s’ajoutant à la magie des papillons et des feuilles portées par le vent, des odonates volaient et convolaient avec enthousiasme.  Leurs frétillements ne faisaient qu’ajouter à la beauté de l’endroit..
La grande majorité de nos amies était d’un bleu ou d’un vert métalliques éblouissants ! La lumière faisait briller leur corps et irisait leurs ailes, projetant leurs frêles ombres à la surface des flots. Nous tentions de les suivre du regard, guettant le moment où elles se poseraient quelque part.. Certaines, après quelques cabrioles aériennes, finissaient par aller pondre leurs œufs près du rivage, promesse d’une nouvelle génération à venir..
On en vit également une subir les dures lois de la Nature, après un vol trop impétueux à proximité d’une toile d’araignée. Si cruelle soit l’image, elle était étrangement fascinante… je vous la glisse avec les autres (avec le signe ⚠), mais ne l’ouvrez en grand format que si cela ne vous chagrine pas et que vous ne redoutez pas les araignées ^^.

C’était très reposant (pour la tête – j’ai encore un peu mal aux jambes ), et ça m’a fait beaucoup de bien. Qui sait, peut être que j’y retournerai, un jour ? ^^

Car bien sûr, il a fallu repartir.  Non sans prendre quelques dernières photos à la va-vite (floues, hélas, mais la magie de l’informatique en a fait des peintures à l’huile recevables). Ce fut sans regret aucun. Cette journée m’a mis des paillettes dans les yeux pour un petit moment. Et au travers de cet article, j’espère avoir réussi à vous en faire profiter au moins un petit peu.

Voilà, voilà. C’est tout pour aujourd’hui !
Portez vous bien. À bientôt !

 

2 Comments

  • virevolte dit :

    Ah, mais je suis ravie d’avoir fait l’effort de rechercher le lien vers ton site ! J’ai pu profiter de ta formidable promenade ! moi aussi j’adore les cascades mais il n’y en a pas par chez moi, il faut que j’aille les chercher beaucoup plus loin ! Tes photos sont belles, j’aime beaucoup les demoiselles surtout quand elles sont bleues ! Moi aussi ce matin j’ai vu plein de papillons !

    • MGraph dit :

      Coucou ViRevolte ^^ Merci beaucoup pour ton passage et ton commentaire ♥ Je suis ravie si la promenade t’a plu, j’ai toujours beaucoup de plaisir à lire les tiennes =) Bonnes vacances et à bientôt de te lire. Porte toi bien ! ^^

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