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Petite marche

By | Blabla | No Comments

Pendant le confinement, je ne suis sortie que deux fois me promener. Depuis, bien que dé-confinée, j’ai évité de sortir inutilement, autant que possible.

Au creux du ventre, j’avais (et j’ai toujours) cette sensation que ce chapitre n’est pas terminé, et que plus que jamais, il faut maintenir les précautions de base. Mais si demain, on repart en confinement (ce qui a de fortes chances d’arriver), je m’en voudrais de n’avoir pas profité de mes coins favoris pendant qu’ils étaient à nouveau accessibles.
Et puis, rester enfermée, pour moi c’est tellement dur, surtout quand je suis en manque de Nature. Alors je suis sortie faire un tour récemment, et j’ai noté mes ressentis, parce que les mots s’imposent à moi quelques fois. C’est probablement toujours un peu la même chose, mais moi je redécouvre à chaque fois avec la même joie, alors les voilà.

Je décore de quelques photos, prises à la volée ce jour là (les autres viendront plus tard), pour que le texte soit un peu plus aéré. Et d’un dessin, tout à la fin. Un « quickdraw » sur le thème de la Nature. ☺

~

J’ai eu besoin de sortir. C’est viscéral certains jours.
Tout laisser en plan, et aller respirer au-dehors, casquette sur la tête, et tant qu’à faire, appareil photo en main.

J’ai croisé beaucoup de monde au début de mon parcours.
J’ai perdu le compte des promeneurs et des joggeurs. Il n’y en a jamais tant eu que depuis le confinement et sa fin.

Je ne décrirais pas les aspects négatifs de la chose, je voulais me changer les idées, j’ai zappé au plus vite et me suis éloignée.

Il m’a fallu quelques pas, quelques minutes même, pour sortir de ma tête, ressentir mon corps, et m’ouvrir à ce que la Nature, toujours aussi généreuse, avait à m’offrir cette fois là.

Le Soleil le premier s’est invité sur ma peau alors que je levais les yeux au ciel.
Un ciel bleu vif, comme une acrylique, à peine agrémenté de quelques nuages aux allures éclectiques. Le premier cadeau sur ma journée qui allait, petit à petit, me faire sentir pousser des ailes.
Je réalisais alors que les jours de grisaille avaient finalement pesé sur mon cœur, et que j’étais heureuse de revoir le beau temps. Je garde une partie du Sud dans le sang.

Tout en douceur, à mesure que je laissais la ville en arrière, le Soleil faisait fondre la muraille de protection que je dresse si souvent entre le monde & ses stimulis, et moi.
Et soudain, toutes les informations, qui jusqu’alors étaient maintenues à distance, ont déferlé dans mon esprit via mes sens en émoi.

En observant mon itinéraire habituel, je remarquais que la végétation avait gagné du terrain sur le bord des chemins. Certains étaient désormais à peine visibles, perdus dans une jungle folle de buissons et de graminées diverses et variées. Bien qu’avec précaution, je m’y enfonçais avec une once de jubilation, l’âme plus vive et plus légère à chaque pas. C’était un peu comme emprunter un passage secret. Un peu comme doucement se réveiller.


Plus loin, en bordure de champ, je m’arrêtais un instant pour contempler la danse des blés verts au gré du vent. Leur ondoiement miroitant et leur chant innocent, c’était envoûtant, et beau.
Sur cette tendre houle, je m’imaginais un bref moment comme en bateau, parcourant les flots… Puis une ombre vive quittant le refuge des épis, je devins l’un de ces arpenteurs de ciel, le temps d’un vol d’oiseau rayant le paysage, avant de ne devenir qu’un vague point, tout là-haut.
Je redescendais alors, feuille libre mais sage, entraînée par un souffle invisible dans une dernière valse, avant d’érafler le sol. Là, je me transformais à nouveau, et j’étais tout à coup la demoiselle qui redécolle, et s’envole au dessus des barrières. Scintillante sous le Soleil, elle me montrait le chemin menant au petit bois. Redevenue moi-même, je la suivais, telle Alice son lapin blanc.


Sur les arbres alentour, les feuilles, encore en bourgeons à mon dernier passage, éclataient désormais fièrement par milliers en verts resplendissants.
Frémissant sous la caresse de la brise, et le soir se profilant à l’horizon, la lumière par intermittence jouait de ses reflets le long de leur nervures, les faisant ressembler à des papillons battant des ailes.
Sous leur couverts des carillons d’oiseaux se mêlaient à celui des criquets et grillons, et tous tintaient en c(h)oeur, célébrant la saison, et la Nature si belle.

Non loin de là, la rivière s’écoulait, nonchalante et tranquille, en petits éclats de rire sous les hautes herbes graciles. Tout autour et au-dedans de ces écrins sauvages, des centaines d’insectes faisaient un pétillant tapage, à ne plus savoir sur quoi concentrer ses oreilles, ni même où poser les yeux. Je trouvais cela fascinant, tout autant qu’amusant..

Je marchais lentement, entourée de toute cette effervescence, et je sentais chacun de mes muscles se détendre à mesure que je respirais plus profondément. Au milieu des pollens, poussières et petits insectes qui vous chatouillaient le nez, une subtile odeur de plantes embaumait l’air, transportée par mon ami le vent.

Joueur, il s’en donnait à cœur joie autour de moi. Il me gênait pour les photos, bien sûr, et je rouspétais quelques fois pour qu’il me laisse le temps de faire le point. Mais dès lors je marchais avec lui, les paumes offertes, et qu’il m’enveloppait de sa douce chaleur, j’oubliais tout, et je me sentais bien.
Je me sentais plus aérienne, et plus vivante, comme si souvent quand je marche seule dans mon coin. Je goûtais de tous mes pores et avec avidité le présent, celui qui s’évapore dès qu’on y songe d’un peu trop près. Je le savourais avec autant de conscience que je le pouvais, tout en me laissant rêver.. Et je marchais, là « maintenant », en faisant fi d’hier et de demain.

Ce n’est qu’après plusieurs heures, la lumière déclinant, que j’entrepris de rentrer. Le chemin me fût rapide et léger.
Je portais comme un trophée, sur ma chair un sourire largement dessiné, et dans mon cœur, une perle de sérénité.

Coccinelles

By | Photos | 2 Comments

Et me revoici !!
Oui, plus d’un mois plus tard, sacrebleu ce que le temps file !! J’ai un retard monstrueux sur le blog x’)
J’avais pas mal d’articles en tête, mais j’ai manqué de temps pour les écrire & co, notamment à cause du tri des dessins et surtout des photos (j’en prends beaucoup trop ah ah. Et à vouloir rattraper le tri de celles des six derniers mois, je n’ai finalement rien posté ! ). J’ai aussi le soucis de commencer à « économiser » l’espace disponible pour le site qui se remplit trop vite à mon goût dès lors que j’upload des images. Et pour finir, j’ai affronté le confinement en me lançant dans un jeu vidéo, et comme si souvent, j’ai été happée (mais encore plus que prévu) !
Enfin bref ! Aller, on y croit, on s’y remet !

Aujourd’hui, une petite série sur les photos de coccinelles que j’ai pu prendre les derniers temps. J’en ai croisé vraiment beaucoup par rapport à l’année dernière, et ce, même avant le confinement. Nous avions laissé le carré de jardinet en jachère à la maison, et avant de reprendre la main dessus, j’ai déplacé à l’abri toutes les chrysalides de bête à bon dieu que je pouvais trouver (directement avec leur brin d’herbe pour ne pas les abîmer xD). Je pense que la technique s’est avérée payante ! Une coccinelle aperçue l’an passé, contre des dizaines cette année ! Sans compter celles croisées au-dehors, qui ont certainement bénéficier du confinement.
Pour autant, je n’ai pas pris des milliers de clichés. D’abord parce que je n’ai pas beaucoup de cartes mémoires et que donc, je mitraille un peu moins, ensuite parce qu’elles font bien ce qu’elles veulent et qu’avoir une photo un peu intéressante, ce n’est pas si simple donc je ne garde pas tout, et enfin, parce que je ne les réussis pas toujours non plus ! L’un dans l’autre, j’en ai quand même quelques unes des pas trop mal je pense ☺

Voici donc mes petits clichés de ces jolies bestioles. Les derniers sont en grands formats (assez, normalement, pour pouvoir en faire des fonds d’écrans – usage personnel).

Et pour la fin, un quickdraw juste pour le plaisir, parce que mon imagination s’était mise en marche et m’avait fait sourire.

Voilà. Bon weekend, et à très vite j’espère ! ^^

Une bouffée d’air

By | Blabla, Photos, Poésie | 2 Comments

Hier, je me suis autorisée ma première sortie depuis le début du confinement.
J’avais besoin d’air, de bouger. De me retrouver avec moi-même un instant.

Bien sûr, avec les limitations de distance notamment, beaucoup de mes coins habituels sont hors d’accès en ce moment, et il n’est plus vraiment permis de prendre son temps (moi qui sortait des heures et des heures…., pas de chance !), mais je me suis forcée à l’accepter, tant pis. C’est toujours ça de pris ! Et même sur ce petit trajet, parcouru plus rapidement que de coutume et d’envie, j’ai été heureuse de pouvoir enfin me dérouiller le corps, et surtout l’esprit.

Je dois avoir l’esprit dans les jambes, il a besoin de marcher pour se sentir vibrer, et d’être entouré de nature pour se sentir en équi-libre. Mes yeux se sont accrochés au peu que j’ai pu en croiser. Arbres, buissons, herbe… J’ai guetté les couleurs des fleurs, et leurs senteurs, épié brièvement les mouvements du mini-vivant que j’aime tant. Celui que tant de gens oublient si souvent. Nos voisins invisibles, la plupart du temps…
Je croisais, par un heureux hasard, le vol enjoué de papillons pressés, sitôt aperçus, sitôt disparus. Je me fixais sur les arabesques apaisantes des abeilles affairées, m’amusant de leur derrières colorés : jaune, blanc, orangé… Dans les branches encore largement dénudées, mais couvertes de bourgeons prometteurs, nos amis à plumes en profitaient de bon cœur, sans discontinuer. J’admirais leur vivacité, et la facilité avec laquelle ils se déplacent toujours dans ces inextricables labyrinthes de bois et de feuilles, petits ninjas duveteux aux accords mélodieux..

Il faisait beau sous le chant des oiseaux, doux et chaud sur ma peau. Le présent sonnait comme un cadeau. Une magnifique fin de journée..

De soulagement et de joie, j’aurais pu me mettre à pleurer. Cela m’avait tellement manqué !!
Marcher. Respirer. Observer la Nature, doucement, par le Printemps ravivée..

Pourtant, sortie des quelques menues parcelles vertes disponibles dans mon rayon, dans des coins de goudron et de béton, exceptionnellement j’ai également pu savourer l’instant. C’était étrange, mais agréable, de déambuler ainsi dans les rues de ma ville..
Après deux semaines de défilé devant ma fenêtre (je n’avais jamais vu autant de promeneurs & joggeurs que depuis le début du confinement…), aujourd’hui : presque personne, sauf en quelques lieux stratégiques comme le petit parc. Sur les grands axes, une faible circulation là où, d’ordinaire, tout n’est que flux presque constant, et sur mon chemin, juste de longs trottoirs tranquilles.

En dehors de toutes considérations (humaines, économiques, et tout ce bazar là), j’ai refait cet étrange constat : j’aime assez voir la ville dormir devant moi. J’ai toujours été fascinée par l’absence, et le silence..
Des scénarios improbables dansaient dans mon esprit, qui aime à nager dans ses fantaisies. Par moment, je ralentissais la marche, et mon regard se perdait dans les moindres recoins de cette cité au visage inédit, comme si soudain, tous étaient partis. Comme dans ces situations surréalistes où tout se fige, pour une durée indéterminée. Un minuscule apocalypse localisé… Une faille dans l’impermanence..
Le temps comme suspendu au bout d’un souffle, d’un soupir. Son passé voilé de mystère, au moins autant que l’avenir..

À défaut d’avoir bois, prairies et leurs merveilles pour moi seule, j’ai eu les places et les routes. C’est différent, sans aucun doute. Mais on peut y trouver son compte quand elles résonnent de néant clair. Comme ces fins de nuits calmes et froides, au milieu de l’hiver. Comme ces petits matins d’été où l’aube point avant l’éveil des humains. Comme les crépuscules effaçant les routes perdues de vallons lointains.. De petites parenthèses, en dehors du temps. Cela a réveillé quelques souvenirs d’une époque révolue.. Une où j’aimais à errer seule dans les rues, à des heures indues, observant le monde comme si personne ne l’avait jamais vu, et imaginant que quiconque, jamais, ne l’arpenterait plus… la peur du monde m’était alors presque inconnue.

Toute agitation, évaporée. Les vieilles mansardes aux volets clos, leurs potentiels occupants bien cloîtrés. La vie des immeubles plus récents cachée derrières des rideaux tirés. Des parkings abandonnés. Les étals déserts sur la place du marché, et les devantures austères des boutiques « non essentielles » (soit la quasi totalité) toutes fermées. Là, une cour inhabitée, si ce n’est par quelques paridés, occupés à chanter, et à chercher à manger. Un banc ignoré, à l’ombre d’une haie mal taillée. Le long d’un escalier, une rampe à la peinture écaillée, qui n’aura pas servi de la journée. Une fontaine sans personne pour l’écouter chuchoter. Le frisson des arbres que personne ne voit danser… Partout, le calme envahissant la cité, sublimant chacun de ses aspects.

Plus âme qui vive sur les pavés. Les rues vides et silencieuses, à peine animées d’un filet de vent léger. Des feuilles mortes égarées, dansant dans l’air, suivant le parfum des quelques fleurs apparues sur les buissons, et les petits coins de verdure devant les maisons. Un grand ciel bleu parsemé de nuages aux allures de coton, glissant lentement à l’horizon. Des éclairs ailés qui le traversent, parfois en quelques notes d’une courte chanson. Et ce Soleil, toujours éblouissant, jouant de ses reflets sur les murs et fenêtres des maisons; agrandissant encore les ombres, auréolant de lumière dorée les silhouettes à sa disposition; et commençant déjà, au firmament, à peindre des pastels de ses rayons..

Mon cœur battait la chamade, et pas seulement parce qu’il fallait courir pour tenir le créneau.
Si vous saviez. C’était beau. Juste beau.

Je suis rentrée pile à l’heure, et – momentanément au moins – allégée de mes fardeaux.
Rien de tel que de pouvoir s’aérer le cerveau ! J’ai même pu faire quelques photos !!

Mais je suis gourmande, je n’en ai jamais trop, alors je verrais pour y retourner, bientôt…

A la maison

By | Blabla, Dessins | 2 Comments

Les choses étant ce qu’elles sont, et vu certains comportements déplorables, on va en avoir pour un moment à rester confinés… et on aura de la chance si ça passe pas en confinement total…

Alors Pénélope Bagieu a eu l’idée d’une sorte de « cadavre exquis » géant où chacun dessinerait (ou ferait un montage/collage) de son lieu de confinement idéal.

Le template réalisé par Timothy Hannem (@ acupoftim ) peut être trouvé sur l’instagram de Pénélope (@ penelopeb). Les participations des gens sont disponibles sous le hashtag « #coronamaison » sur Twitter et Instagram.

J’ai participé, bien sûr =)
(et oui, je sais, la perspective est vraiment pas respectée, mais on s’en fiche là 😀)

Mon lieu de confinement idéal est assez terre-à-terre au final. C’est qu’on a déjà de la chance d’être confinés dans un joli pays, avec pour la plupart d’entre nous : internet, l’électricité, l’eau courante, et la possibilité de quand même faire des courses pour se nourrir. En plus, je ne vis pas vraiment en centre ville (en tout cas pas de grande ville). Je ne suis pas à plaindre donc.
Alors outre une référence aux toilettes (pour tous ceux qui achètent du PQ comme si c’était une valeur refuge et grâce à qui je n’en trouve plus en magasin), j’ai fait « simple ».

Petit topo des trucs trop cools à avoir quand on est confinés.
– Un espace assez lumineux, avec beaucoup de bleu, et de base plutôt silencieux (sortis du chant des oiseaux). Parce que dans la vraie vie, j’entends mes voisins qui courent, qui sautent, qui raclent les chaises sur le sol, passent l’aspirateur, crient, etc… et que c’est pas génial (et pour autant je me plains pas, ils sont relativement « calmes »).
– Un jardin (véritable luxe) histoire de pouvoir mettre le nez dehors, assister un peu au printemps et entendre des oiseaux.
Un jour dans une utopie de vie, j’en aurais un avec quelques arbres fruitiers et un bout de potager à l’écart. Si l’espace vert c’est assez ‘grand’, j’aurais des poules en libre circulation dedans, et des chèvres ou moutons. Dans un univers parfait, j’aurais une rivière dans un bois à proximité et je pourrais les entendre chanter depuis ma clôture.
– Mon appareil photo. Parce que toujours lui. Ça fait un moment que j’ai pas essayé de faire des photos de fumée, de gouttes d’eau, et autres… Oh et des bulles de savons aussi !!
– Un PC (avec internet). Entre jeux vidéos, youtube, réseaux sociaux et tout le bazar, y’a moyen de bien s’occuper rien qu’avec ça, et même apprendre des trucs (genre la guitare si on en a une) et garder le contact ! En plus, avec un PC, on peut regarder des DVDs, écouter de la musique, etc. Un PC, c’est parfait.
– Des Livres papier, parce que ça reste un plaisir de se poser dans un coin confortable (lit, fauteuil, coussins) et de s’évader entre les lignes. On peut aussi méditer.
– De quoi écrire, dessiner, peindre… J’aurais pu rajouter coudre et bien des choses : les travaux manuels, c’est cool aussi.
– De quoi boire et grignoter, parce qu’il faut pas déconner, ça reste un plaisir et une nécessité de manger.

Voilà en gros pour mon lieu de confinement (et de vie en fait) idéal.


Et vous, comment serait le vôtre ??

Merci à tous ceux qui restent chez eux pour sauver des vies et soulager la charge des soignants !
Prenez soin de vous, et prenez soin des autres ♥

Et bonne journée ^^

Promenade

By | Blabla, Photos | 2 Comments

Début Mars (pendant qu’on pouvait…), on s’est fait une petite balade avec Monsieur, assez mémorable.

Nous n’avons pas atteint l’objectif qu’on s’était fixé parce que le balisage du chemin de randonnée était tellement bien fait qu’on s’est complètement paumés ! Mais vraiment ! (Jusqu’à devoir descendre une pente abrupte sur un chirat moussu, du grand délire xD – Au moins, on aura fait du sport..). Je crois bien que ça m’était encore jamais arrivé de vraiment me paumer à pieds … comme on dit, il y a une première fois à tout.
Enfin bon, au tout début et à la toute fin, ça s’est bien passé, alors j’ai pris quelques photos que je vais partager avec vous, et vous raconter un peu ma vie si trépidante =)

J’ai essayé de les remettre dans l’ordre, mais pour certaines, j’ai un doute, vu que je ne les ai pas traitées dans l’ordre au sortir de l’appareil x) Pour la qualité très variable, c’est normal, j’ai testé des trucs et n’ai pas réellement pris le temps de me poser chaque fois, mais ça reste suffisant pour donner un aperçu du coin 😉

 

C’est parti, on suit le chemin ! Il était relativement tôt, et il restait du givre accroché ci et là.
Sur le côté, un paysage sans rien d’extraordinaire certes, mais néanmoins assez sympathique.
Au bout d’un moment, le chemin se sépare en deux. Le décor devient plus vert, orange et… blanc : il y a de la mousse et des feuilles mortes partout, ainsi que, par endroit, de la neige !! Je ne sais pas à quelle hauteur on était, mais j’ai beaucoup aimé en voir !
On suit le panneau qui indique de tourner à droite, et ça commence déjà à bien monter !!
La mousse est jolie et fascinante. De temps en temps, un morceau de Soleil se pose dessus (et j’aurais pu rester à regarder ça pendant des minutes entières si j’avais été seule) ♥ :
On continue. On essaie de suivre les pistes. Le chemin est « caillouteux », encadrés par des arbres : c’est très reposant même si ça grimpe sec par endroit.
Plus on monte, et plus ça se teinte de blanc …
Première traversée de « chirat » – coulée de roche -, la vue sur le coté est dégagée :
Par moment, on se pose un peu (ma cardio = 0). C’est très beau.
On commence à être bien haut, et c’est plus blanc que vert au final. Tellement qu’on ne distingue pas bien à quoi ça ressemble sur les photos :
C’est dans le coin qu’on a plus trouvé de balisage (du moins, pas celui qu’on cherchait). Alors on a suivit les traces de pas au sol, et c’était pas l’idée du siècle
(là je ris mais sur le coup, ce n’était pas la même, vous pouvez me croire)
On les suit jusqu’à arriver à un endroit où le chemin avait vachement moins l’air d’un chemin … pour disparaître quelques mètres plus loin. Plus de traces de pas. Plus de sentier. Tada xD
Bon là, j’ai pas pris de photo hein. Après un bon moment de galère où on en menait pas large du tout (et où je me suis dis que je devais peut-être vraiment arrêter d’avoir des idées à la *** pour nos sorties – peut-être seulement ) – on a tracé aussi droit que possible dans la pampa. On a finit par retrouver un sentier beaucoup plus bas, et du coup, on savait de nouveau où on était, mais on a décidé de rentrer quand même parce qu’il faisait faim et fatigue. Donc go, on le prend dans le sens de la descente, et on profite à nouveau du décor un peu :
On repasse par un chirat où la vue est dégagée.
Tout doucement, on sort des bois
Jusqu’à retrouver la civilisation sous un beau Soleil. Presque à l’heure pour aller manger un bout !

Voilà pour nos aventures, et les petites photos. À un détail près.

« Last but not least« , une photo en panorama prise avec mon téléphone, et que j’ai sobrement intitulée « De l’Hiver au Printemps » parce que c’est un peu l’effet que ça m’avait fait sur place :


Bonne journée et à bientôt !! ^^

Des dessins

By | Dessins | 2 Comments

Tiens, ça fait un petit moment que je n’ai pas posté mes dessins. Et comme il y en a un peu des potables, allons y !

Comme toujours, il y a des simples et des plus poussés, des réussis et des essais pas forcément concluants, etc. le tout, un peu en vrac !

D’abord, des entrainements & essais.

Une envie, juste comme ça :

Des cartes :

Des idées qui se sont imposées à moi :

Et… le gros morceau !
C’est un dessin qui aura attendu longuement son tour et presque aussi longtemps d’être fini car j’y ai passé un temps juste monstrueux !
Après la sorcière en moi, la pirate !  Et je l’affiche en grand ! Parce que quand même, je me suis appliquée sur le personnage ! xD


Pour ce dernier dessin, je suis très contente, car jusqu’ici, il a l’air de pas trop mal plaire ! Ce n’est pas si souvent ! (Ce serait même plutôt l’inverse xD). Ça vaudra le coup que je prenne vraiment le temps pour les dessins qui me tiennent le plus à coeur et qui ont réellement besoin de détails. (Par contre, je ne peux décemment pas passer autant de temps sur un seul dessin « plaisir » à chaque fois… donc ça restera occasionnel)

Voili voilou !! On a fini pour aujourd’hui !

À bientôt ! =)

Printemps Précoce

By | Photos | No Comments

Bonjour !

Je n’avais pas encore pris le temps de poster quelques photos de début d’année. Pourtant, le Printemps précoce est arrivé tôt cette année (les premiers signes en Janvier !). Petit rattrapage aujourd’hui, avec quelques photos qui nous feront oublier les giboulées. Cliquez sur les images pour les voir en grand et en entier :




Et sinon, dans les nouvelles qui ne réjouissent que moi, et avec des photos (hélas) de piètre qualité : les oiseaux ont enfin trouvé les réserves de graines dans mon petit carrée de verdure ! Je suis ravie !!


Voilà, c’est tout pour cette fois-ci ! À bientôt ! =)

Balade en foret

By | Photos | 2 Comments

Salut le monde =)

Juste un petit article pour partager une petite balade récente en forêt. Cela faisait longtemps que je n’en avais pas fait ! Un moment très agréable (et plutôt sportif au final ! ^^).

Pour l’occasion, j’ai ressorti mon vieil objo 18-55 qui déconnait (en priant pour qu’il ne fasse pas n’importe quoi) – parce que le 50mm ne permet pas un même angle de prise de vue.
Bon, l’auto-focus du 18-55 a toujours beaucoup de mal, et de base il ne capte que très peu de lumière donc ce n’est pas génial, mais c’est suffisant. Quand il n’arrivait pas du tout à se focaliser, je faisais la mise au point à la main (grâce au 50mm, maintenant je sais faire x) ).
NB : Les photos de mon APN sont prises à ouverture 5.6 (au delà elles auraient été bien trop sombres), et j’ai déjà été obligée de triturer la luminosité pratiquement chaque fois ! Ceci étant je ne me plains pas vraiment : cette fois-ci, l’objectif ne m’a pas fait le coup de tout basculer en photos noires irrécupérables, leurs gammas correspondaient bien aux indications de l’appareil en termes de luminosité. J’avoue que je n’étais pas tranquille donc au cas où, j’avais pris le vieux coolpix (certaines photos ont été prises avec d’ailleurs, car plutôt deux fois qu’aucune xD).

J’ai donc des photos souvenirs pas trop mauvaises, et j’ai eu envie d’en montrer quelques unes histoire de partager ma promenade avec les âmes égarées passant par là ! ^^

 

Débarquement dans un coin bien isolé, trois maisons qui se courent après, et une ruine couverte de lierre (mais à cause des habitations, je n’ai pas osé trop m’en approcher… dommage, j’aurais voulu voir si on pouvait y entrer !).

L’une des parties les plus « soft » du chemin indiqué par le GPS (comme étant carrossable, hm hm… après, je pense qu’on pouvait éventuellement le descendre en voiture, à condition de ne jamais espérer remonter !!)

Petit à petit, on perd de la hauteur. Au loin, les silhouettes des arbres formes de la dentelle en ombre chinoise sur le ciel.

Sur le chemin, quelques arbres déracinés ou décapités. Il a du y avoir une tempête il y a quelques temps. Certains sont beaux, même à terre, d’autres sont impressionnants, ou encore même rigolos.

Le chemin se poursuit, et enjambe à deux reprises la rivière. L’un de ses bras est  tout calme, l’autre moins. Les deux sont bien jolis.


Je voulais au départ remonter la rivière, mais finalement j’ai suivi un peu plus longtemps le chemin, parce que pourquoi pas, hein ?
On passe ensuite en bord de champs (vu d’en haut, après être montée – histoire de faire une pause pour souffler #sportivedehautniveau xD –) pour retourner dans le bois, toujours en montant, c’est plus marrant.

Peu après, il y avait ce truc là. Je ne sais pas ce que c’est, mais ça turbinait en dessous. La route devenant ensuite bien glissante, et l’heure tournant déjà si vite, je me suis dis que c’était le bon moment pour s’enfoncer sous bois.

De nouveau un peu partout, des arbres tombés, depuis plus ou moins longtemps. C’est triste, mais en certains endroit ça fait super joli aussi. Je suis restée un tout petit peu sur ce coin là :


Plus on s’enfonce, plus ça devient vert. Un morceau de Soleil fait son apparition, et illumine quelque peu la mousse au sol… c’était beau.

La mousse s’est installée sur des troncs, sur les pierres, un peu partout en fait ♥ En plus d’être beau, c’est confortable quand on s’assoit (oui j’ai fait une petite pause x) ). Par contre, entre elle et le tapis de feuilles mortes bien épais, ça glisse beaucoup, et parfois on s’enfonce dedans en marchant, il faut donc être prudent ! Surtout que par endroit, les pentes sont raides !

Lever la tête… J’adore ce genre de prises de vue. Hélas, les journées très grises ne sont pas l’idéal à cause du contre jour systématique (et du fait que j’ai 0 pointé en technique photo xD). Mais je n’ai pas pu résister à essayer quand même pour une fois que je peux ! 🙂

Et voici la petite rivière, au cours plutôt rapide ici !

Les deux côtés sont sympas tout le long (enfin, les trois : elle est séparée en deux bras).

Et j’arrive vers mon objectif du jour (que j’ai bien failli ne pas voir) ! Un morceau  de ruine, juste de quoi habiller un peu plus le décor ^^

Vue de plus près :

Juste à côté, de mini cascades, au chant ravissant.

On pouvait entendre le vent dans les branches, les arbres qui ‘craquent’, la rivière, les oiseaux … C’était très apaisant ♥
Après un moment, c’est le départ ! Mais là aussi, je ne résiste pas à photographier un peu rapidement ce que je vois. Déjà, un autre bout de ruine, sur le chemin du retour :

Puis un vieux tronc couvert de mousse qui m’a beaucoup plu. Ensuite un lama dans un pré (why not? – il était avec deux biquettes et un âne et avait l’air bien). Et finalement une ruine de maison visible depuis le bord de la route.

Et voilà, fin de la promenade !

C’était un coin que je n’avais encore jamais vu, tout en étant passée pas loin plusieurs fois. J’ai eu plaisir à le découvrir vite fait et j’y ai adoré ma balade ! Peut-être que j’essaierais d’y retourner ! =)

Et vous ce genre de balade, vous aimez ??

Bonne journée !

 

La pluie

By | Dessins, Poésie | 2 Comments

Hello !

Bon, je l’avoue, je ne m’occupe pas beaucoup du blog ces derniers temps, je n’ai donc rien de neuf à y poster.
J’aimerais généralement y poster du contenu qui pourrait différer de ce que je poste sur DeviantArt ou Facebook mais vu que je manque de temps et de résultats…

Donc voici un petit acrostiche contemplatif sur « La pluie », ainsi qu’un dessin sur le même thème et l’idée de « se fondre dans la pluie ».

Le ciel délavé, de gris s’est teinté, et depuis des heures, il pleure.
Alangui dans la pénombre, il déverse ses peines comme ses bonheurs.


Petites gouttelettes et longs filaments se succèdent dans le paysage,
L‘eau y lave le sol et y nourrit la Terre des villes et des carrés sauvages.
Un voile d’aquarelle a recouvert le monde quand la pluie vient à cesser,
Ici et là, des perles d’eau demeurent disposées en colliers;
Enfin sous peu, le soleil en révèlera la beauté irisée, jusqu’ici camouflée.

Voili voilou !
Bonne journée à bientôt.

Texte – Reconnexion

By | Poésie | 2 Comments

Je l’ai posté il y a quelques temps sur DeviantArt, je le poste ici aussi, parce que je l’aime bien. C’est un mélange de poème et de prose, un texte contemplatif portant sur la Nature.

– ₪ –

Je suis sortie. J’avais besoin d’air.

La fine buée sur mes lèvres, l’écho sourd de mes pas. La respiration qui s’accélère sensiblement, et la chaleur qui s’empare de moi. Chaque fois, le même commencement. Et pourtant, toujours le même sentiment d’accomplissement…

J’ai suivi le vent et marché dans les flaques d’eau. Les pieds à terre, j’avais souvent le nez tourné vers le ciel, mes yeux rivés sur le vol des oiseaux. J’aurais voulu pouvoir m’envoler avec eux parmi les nuages… voir le monde d’un peu plus haut, admirer le paysage..
Leurs chants timides m’ont tenu compagnie, de temps en temps, le long de mon petit voyage.

Avec révérence, j’ai observé les dernières fleurs, fièrement dressées dans le froid sur des arbustes dénudés, aux branches fatiguées. J’ai scruté sur l’horizon les imposantes silhouettes décharnées qui se découpaient sur la brume des champs. Même mis à nus, les arbres restent élégants..

J’ai écouté la pluie, j’ai goûté sa caresse sur mon visage, sa fraîcheur partout alentour. J’ai aimé chacune des merveilles que j’ai croisé pendant que se levait le jour. Ces magies ordinaires qui vous donnent des frissons de plaisir, et contentent l’âme dans un soupir. J’ai savouré le ballet des feuilles mortes, leurs envolées lyriques aux incroyables teintes d’or et de feu de l’Automne.
J’ai senti, tout autour de moi, les rumeurs montantes de l’hiver qui gagnera bientôt les rues atones..

Petit à petit, bien que comme ralenti, le monde m’a semblé plus léger, et plus vivant. J’étais comme un poisson dans l’eau au milieu de ces éléments. Au loin un arc-en-ciel scintillait joliment..

J’ai murmuré ces choses qui ne se disent nulle part ailleurs. J’ai chuchoté à la rivière mes espoirs et mes peurs. J’ai soufflé mes pensées aux perles de rosée, fredonné des mélodies oubliées aux sarments de lierres enflammés, sur d’antiques tronc langoureusement enlacés.
J’ai soupiré d’admiration devant Dame Nature, sa poésie et son infinie générosité. Tout était pur moment de grâce, et de beauté.

J’ai passé des heures dans le froid, à me sentir comme chez moi. Pas un instant je n’ai douté de la chance que j’avais d’être là, d’assister à tout cela. Car c’est ainsi quand on vit l’instant présent : un parfum de bonheur si simple qu’il en paraît insolent.

Je suis rentrée, un sourire sur les joues, et le cœur au bord des paupières.

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Bonne journée et à bientôt ^^