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Réflexions

« Silent Door »

By | Dessins, Réflexions | 4 Comments

Il y a quelques temps, j’ai fait une nouvelle séance pour ma thérapie. Juste avant, j’avais dessiné une image qui s’était imposée à moi, puis j’avais rédigé des mots dans un poème sans prétention. Juste un morceau d’introspection. Un petit bout de l’ancienne moi qui s’efface à l’horizon.
Après ma séance, j’ai rajouté un paragraphe. Du genre qui change toute ma perception. Je crois que c’était le moment de se pencher un peu plus sur la question. Et là j’ai envie de partager ce qui était sorti, juste comme ça, car après tout je n’ai pas besoin de raison.

«  »
Je voulais juste faire partie de votre monde. Je n’ai jamais vraiment demandé davantage …

Ma vie résonne encore, parfois, des échos de mes prières passées, tout bas murmurées.
Je peux encore sentir le trou béant qu’ont creusé en moi des années de larmes douloureuses.

Mon cœur connaît ça si bien… la profonde tristesse intérieure… la cruelle solitude..

Ma mémoire est si pleine de toutes les pensées qui poignardent l’âme, quand elle est prisonnière d’un autre rivage,
Quand on attend et qu’on disparaît, seul dans le noir, transi de froid, et que personne n’est là pour s’en inquiéter.

Je suis désolée. Je me suis laisser devenir égoïste quand j’ai succombé à mes peurs trop nombreuses.
Depuis, j’ai toujours repoussé tout le monde. Ne le prenez pas personnellement. Je craignais que la folie ne devienne une habitude.

Pardonnez-moi. Je ne crois pas avoir appris à être autre chose qu’une porte silencieuse. . . .

Pourtant, peut-être… juste « peut-être »… Peut-être qu’aujourd’hui, je peux essayer de faire ce que je n’ai jamais fait avant…
Ouvrir la porte, et découvrir le monde qui se trouve de l’autre côté, et dont j’ai rêvé si longtemps ..?
«  »
C’est long, infiniment long. Mais je crois de plus en plus en une guérison.

Sorry Children (#LaPireExcuse) & Nous y sommes.

By | Liens, Réflexions | No Comments
« Cela me semblait loin, alors j’ai pensé qu’on avait le temps, que c’était pas si important que cela.« 
Ce genre d’excuse, ça pique et ça rend fou.
Ce n’est pas parce que le raz-de-marée a l’air loin qu’il ne va pas très prochainement tout dévaster sur son passage. On est précisément dans un cas comme celui-ci. On l’avait « prédit » : des décennies que les chercheurs de tous horizons tirent la sonnette d’alarme. Désormais, il se profile le « raz-de-marée » planétaire, c’est tangible pour qui veut bien ouvrir les yeux. « Nous y sommes ».
C’est le moment ou jamais pour choisir d’agir.
 
₪₪₪₪₪₪₪₪₪₪
 
Certains le savent, l’environnement est un sujet qui me tient à coeur.  Mon amour de la nature m’interdit de fermer les yeux sur ce qui la met en danger.  C’est pour cela que, petit à petit, et depuis des années, je change mes habitudes à la hauteur de mes possibilités pour mettre mes actes en accord avec mes idées. Ce n’est pas encore parfait, ça fait parfois un peu le yoyo, mais on maintient le cap.
 
Il faut accepter qu’on ne peut pas toujours tout faire, ou pas en même temps. Que s’adapter, c’est changer, remettre en question le confort quotidien, au moins un temps, celui de l’habitude et de la découverte des bienfaits engendrés par nos évolutions. Il faut aussi accepter qu’il arrive qu’une solution n’en est en fait pas été une, et qu’il faut changer à nouveau, que « bon sang, ça aussi, faut modifier ! ». Oui, c’est du boulot, mais ça vaut plus que largement le coup.
 
Il existe de nombreuses pistes pour agir. Tout le monde peut trouver quelque chose qu’il est capable de faire :
 
Limiter tout ce qui est à usage unique ou limité. Remplacer les « indispensables » par des solutions durables. Limiter les achats et privilégier le troc, les réparations, les prêts, etc.  Limiter les emballages, apporter les siens dès que c’est possible, et limiter les déchets. Mettre en place un compost, et des espaces fleuris pour faciliter la vie de la biodiversité et le travail des abeilles. Éviter les produits chimiques, quels qu’ils soient. Limiter l’usage de véhicule, et optimiser les trajets. Limiter la consommation de viande, oeufs, lait, etc. Consommer autant que possible local, de saison, et bio. Bannir les aliments et produits qui ne respectent pas la planète. Utiliser modérément l’énergie autant qu’on peut. Soutenir ceux qui entreprennent des démarches saines. Etc. La liste est longue.
 
Trouvez plein d’idées concrètes sur le site : « ça commence par moi » (long à s’afficher chez moi, pour info).
 
Un sacré défi, pas toujours très rigolo au début (mais sur le long terme, on se sent mieux !), pas toujours facilement réalisable suivant où l’on vit et les moyens qu’on a (mais ça vient, ça vient !). Un défi qui, relevé en masse, pourrait changer bien plus les choses, et donc un défi qui commence par tout un chacun, à son niveau. Un défi, par contre, à débuter pendant une durée limitée dans le temps…
 
Essayez de vous dire la même chose pour déléguer vos fonctions de base (respiration alimentation, etc.). Vous allez voir comme c’est sensé comme raisonnement… Sérieusement, si tout le monde se dit ça, on est foutu.
 
La mauvaise nouvelle, c’est que l’urgence grandit chaque jour qui passe, et que certaines choses perdues ne pourront jamais être retrouvées.
La bonne, c’est que nous sommes de plus en plus nombreux à en avoir conscience, à être prêts à sacrifier le confort pour sauver tout ce qui pourra l’être, et qu’il y a encore beaucoup à sauver.
 

Vraiment beaucoup. En faune, en flore, et plus encore. Et pour ceux qui auraient besoin de motivation supplémentaire, ça permettrait de sauver tout simplement notre habitat. Parce qu’actuellement aucune autre planète n’est disponible pour nous accueillir ailleurs, et les billets de banques ne fournissant ni air, ni eau, ni nourriture, ils ne devraient même pas entrer dans l’équation. Nous avons besoin de la planète, son air, son eau, ses habitants, pour vivre. La planète elle, elle tournera sans nous, non sans s’être bien vengée avant. Si nous jouons la montre, nous sommes sûrs de perdre.

*tic tac, tic tac*
 
Après le mouvement « on est prêt » qui réunit les citoyens désireux de changer les choses et de prouver que oui, nous sommes prêts à faire ce qu’il faudra pour sauver le monde, arrive le mouvement « #LaPireExcuse« . Celui-ci propose de réunir les excuses qui selon nous, sont les pires qu’on puisse sortir le jour où il faudra expliquer à « nos enfants » pourquoi on leur laisse une planète poubelle alors qu’on pouvait changer les choses, et d’y apporter une solution adéquate pour agir dès maintenant : Excuse versus Action.
 
Excuse Versus Action, et vous, vous êtes sur quelle position ?
Images récupérées sur le site du mouvement « #LaPireExcuse » : SorryChildren.
 
Vous l’aurez compris, j’espère du plus profond de mon âme que quiconque passant par là aura à coeur de s’investir pour l’avenir. N’hésitez pas à faire connaître les mouvements qui encouragent les actions positives, à vous renseigner sur ce que vous pouvez faire à votre niveau, à sensibiliser sur la question les plus jeunes comme les plus vieux : ratissez large ! La planète est merveilleuse, la vie, la nature, même le mot « Demain » est resplendissant de promesses, alors ce serait pas mal que tout ça, ça continue à exister, pas vrai ?
 
Bonne soirée à tous, et à bientôt.

Corps et Décalage

By | Poésie, Réflexions | 2 Comments

L’attention et l’affection que je porte à mon corps ont beaucoup fluctué au fil du temps. Mon rapport à lui a toujours été soit inexistant, soit très compliqué.

Ceci est un poème de début d’Automne 2018, mais j’ai eu envie de le partager, car il est représentatif de nombreuses années :

Distante de quelques dizaines de centimètres, elle m’observe.
Étonnée, incrédule, elle copie le moindre de mes gestes.
Cette inconnue qui me fait face me dérange, me répugne, m’énerve..
A fleur de peau, mon cœur murmure  » je la déteste « .
L‘image qu’elle me projette n’est pas celle que je connais.
A qui donc est ce corps qui me semble étranger ?
Gardant mon calme, je m’obstine, je l’affronte, les larmes aux yeux.
Et pourtant c’est bien moi, la fille du miroir, qui me ressemble si peu.

Celui-ci, en revanche, est récent. Il correspond à une révélation que j’avais déjà eue, mais dont je n’ai pris la mesure que récemment :

Ce corps est le chariot de mon âme sur le chemin de la vie
Outils des sens et de l’esprit, il ressent à l’infini
Rivage de l’interface avec autrui, il m’ancre ici
Puissant et fragile petit abri, je veux prendre soin de lui
Si son image me contrarie, puis-je me rappeler tout ce qu’il a subi.

Depuis quelques années, j’ai essayé de mieux « m’entendre » avec mon corps, notamment en ne le maltraitant plus et en lui témoignant de la reconnaissance pour tout ce qu’il rend possible.
J’ai la chance d’avoir un corps complet, et en relative bonne santé. Ce n’est pas un acquis ni un dû, c’est un cadeau quotidien… et il est bien rude d’en demander davantage sans pleinement considérer cela.

Pour autant, c’est seulement depuis assez peu que j’arrive à affronter le « décalage » qui lui est lié, celui qui concerne son image : car je ne me vois ni ne me sens pas telle que me reflète le miroir, et c’est très très perturbant.

J’ai mis longtemps à accepter mon corps, et le fait qu’il avait évolué sans moi, sans que je ne le vois. Je lui en ai voulu, alors que j’avais moi-même évolué « sans lui », en l’ignorant totalement, et qu’il a fait ce qu’il a pu pour suivre. Il n’a fait que s’adapter, et vivre avec mon rejet de son image. Il a continué à me porter, quand bien même je m’en dissociais…

Aujourd’hui, je veux faire un pas de plus vers une Paix durable avec lui. Avec « nous ». Car que je le réalise ou non, je suis ce corps.
Il est moi, mon existence dans ce monde, la partie qui encaisse les dures réalités physiques, qui abrite mon esprit. Ce n’est toujours pas facile de le considérer comme mon « meilleur ami », mais je m’y emploie, petit à petit.. et j’essaie de le réinvestir.

Je pense que cela fonctionne plutôt pas mal, tout doucement, il guérit. Notre relation n’est pas encore parfaite, mais on avance de concert. Tant qu’il a la santé, je n’ai pas à me plaindre.

Car c’est pourtant si fragile un corps. Alors quand on y pense, à tout ce qu’un corps nous offre en termes de possibilités, quand on songe à tout ce qu’il est capable d’endurer sans lâcher totalement, et à quel point il lui est permis de se régénérer… C’est juste incroyable, et digne d’admiration, non ?

Aujourd’hui, je vous propose quelque chose : ayez une pensée consciente pour lui, et demandez vous la dernière chose que vous ayez faite pour prendre soin de lui. Moi en tout cas, c’est ce que je vais faire =)

Jolie journée à tous, et à bientôt !

Amitié

By | Dessins, Réflexions | No Comments

Il m’arrive souvent de me poser des questions, notamment  autour des relations sociales, ainsi que sur la communication et ses termes & concepts. J’ai besoin de comprendre les mots. De même, j’aime parfois à donner un sens précis à des mots un peu imprécis, j’apprécie de pouvoir structurer le vocabulaire pour l’employer au mieux (quand j’y pense ^^)… De fait, je peux m’accrocher à un mot, et le dévisager sous toutes ses coutures, passer des heures à le remuer, à le penser, à l’apprivoiser. Certains diront que je me prends la tête pour rien, mais c’est un cheminement logique, instructif, et parfois nécessaire, ou éventuellement divertissant pour moi.
Il n’y a pas si longtemps, j’ai eu une longue phase centrée sur les mots « amitié », et « ami ».

J’ai naturellement consulté le dictionnaire en premier lieu, mais cela reste évasif, peu concret. On y parle « d’attachement », de « courtoisie », « bonne entente ». Rien de plus que la base connue de tous. Rien de précis ne méritant une majuscule. Et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais j’aime bien aussi mettre des majuscules aux mots qui les méritent, ou que je personnifie un peu. Santé, Bonheur, Espoir, Vie, Amour…    « Amitié ».

C’est une idée à l’air objectif, qui recouvre pourtant une réalité totalement subjective.

Chacun construit son concept.

Quand j’étais petite, j’estimais que tout le monde était un « ami » (ou plutôt un « copain », je ne connaissais pas vraiment la différence), d’emblée, et indéfiniment, sauf rejet explicite. Depuis le temps et au fil des années, j’ai bien compris que c’était une vision parfaitement naïve et erronée de la chose, tout le monde « peut » en devenir un certes, mais j’ai compris « l’impermanence » de bien des relations sociales, et la force des autres. Et surtout j’ai commencé à attribuer à ce mot « Amitié » un sens plus profond, plus précis, plus « rare », mais aussi plus « important » dans ma tête et dans mon coeur.

On peut trouver un ami en un collègue, un frère, un conjoint. On ne sait jamais où un ami apparaîtra. L’Amitié aime jouer les surprises.

Chaque personne dans le monde pourrait donner sa propre définition en fonction de ses attentes dans la relation, de ses valeurs, et le sens qu’elle accorde aux mots. En fonction même de l’état dans lequel elle se trouve et qui pourra ne plus être le même à un autre moment. D’où sans doute, l’impossibilité de se mettre d’accord, et de la définir vraiment.
J’ai voulu déterminer ce que cela signifiait pour moi. J’en avais déjà construit, brique par brique, une notion bien à moi, mais depuis quelques années, je crois que j’ai raffermi davantage l’idée que je m’en faisais… Finalement, avec ces mots là, je sais « ce que j’ai, et ce que je perds », ce qui m’a conduite par exemple en 2017, à jeter ma bouteille a la mer.

Oui, je pense que j’ai trouvé « ma » définition. J’aimerais vous la proposer, et éventuellement connaître la vôtre.


La vie est pleine d’« amis/Amis »

Il y a une phrase qui dit « Tout le monde veut un ami, peu de gens se soucient d’en être un. ». J’y trouve un fond de vérité, mais aussi une réciproque « Ceux qui se soucient trop d’être des amis oublient souvent d’en avoir ». Un Ami est souvent une personne ayant trouvé le juste milieu, souvent sans avoir eu à se poser de questions. Un ami ne cherche pas à « être un ami » ou à « en avoir un ». Il ne vit ni « pour », ni « contre » nous. Il vit « avec » nous, et ça fait toute la différence.

De la façon dont je l’envisage, et pour jouer avec les mots et les lettres, l’Amitié est présente dans notre Vie via des « amis » et des « Amis » :
– Des « amis » à sens unique : on peut être un ami pour moi mais moi ne pas forcément en être un pour la personne, et inversement, ou pas en même temps.
– Des « Amis » à double sens : l’un pour l’autre, au fil de chapitres de l’existence.
Un ami/Ami peut être là pour une période donnée et s’en aller, ou pour la vie. Il n’y a pas de durée obligatoire à respecter, seulement celle que la vie nous réserve, et qui sera probablement fonction du lien que l’on entretiendra chacun à sa façon. Il n’y a pas véritablement de « meilleur » cas qu’un autre au final. Ce qui se termine a eu lieu quand même, et laisse sa trace. Cela ne change rien à ce qui a été partagé.

L’Amitié ne demande rien. Chacun est donc libre de « vouloir » ou « pouvoir » être ou non un ami.
– « Vouloir », car nous sommes tous libres de nous sentir ou non un attachement avec une personne, qui nous poussera à vouloir être présent pour celle-ci.
– « Pouvoir », car chacun, de base, essaie d’être un ami selon sa propre définition et ses propres moyens à un instant T.. et ne sera pas toujours considéré comme tel, même s’il le souhaite.

Bien sûr, on souhaite tous tomber sur des « Amis » avec un grand A, avec l’Espoir que ce sera « à la Vie, à la Mort ». Cela arrive, et c’est merveilleux. Mais cela n’impacte en rien la Beauté de ces amitiés éphémères dont la vocation n’aura été que de partager un peu de ce dont nous avions besoin au moment où elles sont apparues. Des sourires, des rires, des pleurs, des écoutes attentives, des coups de pouces… Ce n’est pas pour rien qu’on peut parler d’un « geste amical ». Cela recouvre parfois plus qu’on ne croit.


Qu’est-ce que l’« Amitié »  ?

Je n’ai jamais été très forte pour exprimer/expliquer ma vision des choses, c’est donc une tentative, probablement maladroite, qui n’engage que moi. Je pars naturellement du principe que la relation est authentique depuis son tout début, dont la base est un Respect sincère de l’individu.

L’Amitié, pour moi, est une forme de Liberté dans la Relation à l’Autre, et un Respect mutuel.
Je ne dis pas que c’est toujours facile, ou évident, ni que c’est éternel… mais que c’est Beau, et qu’il est parfois possible de choisir de la construire.

Être en relation d’Amitié avec une personne… C’est se sentir libre d’être qui l’on est, et accepté, c’est offrir cette même liberté à l’Autre. C’est être libre de partager, en toute confiance, ce que l’on souhaite partager. C’est avoir un libre arbitre total dans sa Loyauté envers l’Autre, mais aussi envers nous-même.

Car en Amitié, on ne nourrit pas d’attente illusoire : on communique ce qu’on est, ce qu’on veut/pense, ce dont on a besoin, et on vit les instants avec l’autre tels qu’ils sont. On peut partager avec un ami ses plus beaux moments comme les pires, sans souffrir de véritable jugement.
L’ami est celui qui fait de son mieux pour être là pour nous (en accord avec lui-même, ses besoins, etc.), même s’il n’y parvient pas toujours.
Il est celui avec qui on peut « discuter ». En quelque sorte, « il ne nous passe rien, mais nous ‘garde’ malgré tout  » : c’est à dire qu’au besoin, il n’hésite pas à nous dire franchement quand on a merdé, mais sans rancune personnelle, car rien n’est jamais fait contre lui, le Respect est toujours conservé en ligne de mire. Une fois les points mis sur les « i », il n’y a pas de conflit.
Il est celui qui nous apprécie pour nous même, nous accepte même dans notre imperfection, ne cherche jamais à nous nuire ou nous changer. Il ne se changera pas non plus pour nous, il ne cherche pas à accéder à nos moindres desiderata, surtout si ça ne lui convient pas.
Il a sa propre personnalité lui aussi, vit la relation en accord avec lui-même, sans jamais se renier. De fait, un Ami a autant le droit que nous d’avoir ses avis, ses humeurs, ses erreurs, ses échecs.. ses hauts, ses bas. Sa Vie. Le temps peut passer, la Distance s’allonger … ce sentiment que l’on éprouve demeure inchangé. Et lorsque la porte s’ouvre sur ce visage aimé, le coeur bondit avec la même intensité.

L’Amitié est une forme d’expression d’Amour, et l’Amour vrai est inconditionnel.

Voilà, c’est comme ça que je vois ces mots, que j’entends leur sens.
C’est peut-être un brin idéaliste, mais j’ai la Chance d’avoir dans ma Vie des gens en or qui sont la source même de cet idéalisme et de cette définition.

D’ailleurs, au passage, un immense « Bisou-Câlin-Merci » spirituel à tous les Amis/amis qui partagent ou ont partagé ma vie. Chacun d’entre vous est un astre dans le ciel de ma vie, et mon ciel est juste magnifique grâce à vous tous <3

Douce journée, et à bientôt.

Si j’étais une couleur ..

By | Poésie, Réflexions | No Comments

… je serais le Bleu.

Bleu

Ma couleur préférée est le bleu dit « Turquoise » (ou « Cyan »), mais tous les bleus sont beaux.
Le Bleu a tant de facettes qu’il en est captivant, pour apprendre à le connaître, il faut du temps.

– Le Bleu, c’est moi au départ : neuve et candide.
– Le Bleu, c’est un cocon réconfortant, ma chrysalide.
– Le Bleu, c’est la couleur des souvenirs de ma Mamie, douce et attentive.
– Le Bleu, c’est mon âme en fleur, sentimentale et émotive.
– Le Bleu, c’est aussi le regard de mon amoureux.
– Le Bleu, c’est l’été quand le Soleil est éclatant dans les cieux.
– Le Bleu, c’est l’hiver et le froid, quand tout est neige et glace.
– Le Bleu, c’est quelque chose qui s’en va, la mémoire qui s’efface.
– Le Bleu, c’est léger comme l’Heure qui précède le jour, encore un peu de patience.
– Le Bleu, c’est parfois lourd et profond, comme le voile de la Nuit qui s’avance.
– Le Bleu, c’est l’Horizon, Berceau d’une Union où le Soleil sommeille.
– Le Bleu, c’est L’Eau, cette Essentielle qui fait des Merveilles.
– Le Bleu, c’est la Mer, qui fait danser des navires sur la houle scintillante.
– Le Bleu, c’est l’Océan, poumon du Monde qui regorge d’une Vie étonnante.
– Le Bleu, c’est une petite ecchymose, une meurtrissure de l’Existence.
– Le Bleu, c’est un sentiment de Paix, un murmure qui fait un souhait en Silence.
– Le Bleu, c’est de multiples teintes et variantes, couleurs de mes humeurs.
– Le Bleu, c’est la couleur qui parle le plus à mon cœur.
– Le Bleu est ce qu’il veut : Marin, Persan, Pétrole, Roi, Acier, il n’a qu’à choisir.
– Le Bleu a un goût d’Avenir.

Le Bleu est un camaïeu de symboles et d’émotions qui crée des tableaux.
Le Bleu c’est mon passé, mon présent, et ce vers quoi je tends.

Si j’étais une couleur, je serais le Bleu.

Vulnérable

By | Réflexions | No Comments

Quand j’ai peur ou que je suis blessée, des voix résonnent dans ma tête…

« Tu es fragile » me disent les voix de ma soeur, de ma mère, d’autres.
« Tu es forte » me disent les voix de mon amie, de mon conjoint, d’autres.

« Fragile ». Comme un objet qui se casse en tombant, ou s’ébrèche au moindre contact un peu rude, et ne saurait être réparé.
« Forte ». Comme un mur qui se dresse fièrement et supporte les coups sans broncher, ou que l’on pourra reconstruire à l’infini.

Étrange parallèle, qui n’a aucun sens pour moi.
Il est vrai que l’on peut être à la fois fort et fragile. Tout dépend du contexte, du moment, de l’épreuve…
Pourtant, je ne me retrouve dans aucun de ces termes.

Je ne suis pas « fragile ».
Oui, j’ai été plus d’une fois brisée et piétinée, mais je n’ai pas encore renoncé que je sache.
Oui, c’est lamentablement que j’avance, l’âme à vif, il n’empêche que je ne suis pas à l’arrêt.
Oui, parfois je panique et suis terrorisée, pourtant je ne laisse que rarement le dernier mot à mes craintes.

Je ne suis pas « forte ».
Oui, j’ai encaissé plus que je ne le dis et je me bats encore, mais je le fais tantôt claudiquant, tantôt en rampant, sans savoir où cela mène.
Oui, je m’obstine face à la Vie et ses injustices, agrippée à ma volonté, mais je le fais le cœur submergé de sanglots et de peurs.
Oui, je combats mes peurs, mais j’ai tout de même besoin de les exprimer et de leur laisser un peu de place pour les vivre.

En fait, je suis tout simplement humaine, comme tout le monde. Cela signifie que je ne suis ni fragile, ni forte, je suis juste « vulnérable », j’ai mes peurs, et je sais faire montre de courage, parfois.

Je trouve triste que le monde fasse sans cesse l’amalgame entre vulnérabilité et fragilité, de même que dans une moindre mesure, entre force et courage. Pourtant, si les mots sont distincts, ce n’est pas sans raison, non ?
Peu m’importe que vous saisissiez ou non la différence, le dictionnaire de mon cœur connaît l’importance de ses propres nuances, surtout celles-ci.

Je ne suis ni fragile, ni forte, et je n’ai pas besoin d’étiquette qui déterminerait à l’avance mes capacités, jusqu’à la fin des temps, niant par là même la variabilité de l’être vivant.

Si je n’ai pas de quoi être fière, je n’ai pas non plus de quoi avoir réellement honte. Je ne cherche pas particulièrement la première, je maintiens la seconde à distance. A fleur de peau, je suis une écorchée, mais une écorchée qui continue à cheminer à côté de vous, envers et contre tout, même si ça fait mal.

Parce que s’ouvrir au monde et s’y exposer, c’est accepter la possibilité des échecs, des blessures, des injustices…, c’est accepter d’être vulnérable.

Parce que c’est en étant vulnérables qu’on est vraiment vivants, vraiment humains.
Et parce que quelles que soient nos différences, nous sommes tous frères, et il est vain de vouloir juger les « faiblesses » et les coups de mou, les « forces » et les réussites.

En ce moment, je revendique le droit de dire que j’ai peur. Car j’ai peur des envies qui ont fini par naître en moi, peur des épreuves à venir, peur de me rétamer encore une fois, peur des éléments de demain que je ne peux maîtriser, peur que tout s’arrête aussi.
Je revendique le droit à ma vulnérabilité, et celui de l’exprimer.

 

 

Tenir bon

By | Dessins, Réflexions | No Comments

Un article que j’ai voulu poster il y a peu… J’ai préparé, puis hésité, ensuite renoncé, puis finalement, le voilà. Il a l’air plus sombre qu’il n’est, mais je n’ai pas su comment mieux le tourner.

Encore une image qui s’est imposée à moi, et que j’avais dessinée et postée il y a quelques temps sur mon DeviantArt, accompagné d’un poème (en anglais, ou en tout cas j’ai essayé, vu que la plateforme est majoritairement anglophone). Cette image est le fruit d’une réflexion posée sur une « accumulation ».

Ce qui a provoquée cette image ? Un tout petit rien.

Un petit rien par dessus une multitude d’autres petits riens, et de trucs plus gros, moins récents ou à venir, mais présents malgré tout.
C’est fou hein. C’est si souvent « un petit grain de sable qui fait pencher la balance », « la goutte d’eau qui fait déborder le vase » comme on dit…  Un grain de sable, une goutte d’eau… si insignifiants et pourtant..

Pourtant à l’instant où la limite est franchie, ils sont tout.
Pourtant, il faudra bien plus de contrepoids qu’un grain ou une goutte, pour revenir à l’équilibre.
Avant cela, il faudra ramer, lutter, se débattre. Et encore avant, il faudra probablement se laisser couler un moment, car il n’y a que comme ça qu’on exorcise ce qu’on avait renié, enfermé, contrôlé, et parfois même, oublié.

Momentanément, nous voici accablés par des œillères, réduisant notre champ de vision aux sales coups du Sort.
C’est ainsi. La Vie semble parfois vouloir s’acharner avec une cruauté sadique.

A chaque nouvelle épreuve, on se dissous un peu plus sous une pluie de malchance que l’on ressent comme presque acide. On la dilue dans nos larmes, versées ou non, et on s’y laisse noyer.
On finit par se débattre pour s’extirper de ce miasme, réflexe archaïque d’un instinct de survie dont on doute parfois.

On ressort de là essoufflé, marqué, écorché, blessé, effondré. C’était le premier pas, mais ce n’est pas encore fini. Enraciné dans nos problèmes, il faut une volonté de fer et une énergie immense pour s’accrocher à la surface… Alors on réalise que les œillères sont restées au fond, et on a le déclic..

Chaque coup, on peut se demander combien de fois encore nous aurons le courage, la force, de nous relever.

Et pourtant, nous sommes bien toujours là : Pourquoi ?
Qu’est-ce qui nous fait tenir face à l’injustice, face à l’insensé, face aux peurs, aux chagrins …?

C’est cette minuscule tâche de lumière… Cette frêle flammèche vacillante, mais que nul ténèbre ne semble pouvoir éteindre. Même si l’on se perd dans des profondeurs obscures, elle nous montre le chemin. Aussi ténue soit-elle, elle vibre. Aussi lointaine soit-elle, elle brille. Immanquable pixel clair sur un écran noir.

Coups sur coups, on se redresse, tant bien que mal, et on avance. Chacun son rythme, même s’il paraît dérisoire. Sans perdre de vue l’Essentielle : On y accroche son regard et son coeur. Notre seul but : la rejoindre, et l’entretenir. Afin que jamais elle ne cède. Consciemment ou non, nous connaissons sa valeur. Elle est la raison pour laquelle nous supportons tout ça, la raison pour laquelle on avance, envers et contre tout. Cette flamme, c’est l’Espoir.

 »   Overwhelmed by a rain of bad luck,
    Laying in a puddle of troubles, Stuck
in the middle of roots, Flayed
by a Life in ruins, wrecked,
Tiny Flame, ‘Hold on’ tight,
The slightest light can pierce the night.  « 

C’est elle qui mérite qu’on rampe, à s’en faire saigner les genoux s’il le faut, pour aller la protéger,

Car tant qu’elle existe, on existe aussi.

Petit Nota

By | Blabla, Réflexions | No Comments

Lorsque j’ai débuté mon blog, je n’avais pas vraiment d’idée précise en tête.

Je crois que je me disais que cela pourrait éventuellement informer mes proches, ceux qui avaient le lien, des nouvelles de ma petite vie. Je voulais y partager ce que je faisais et voyais, au travers de dessins, de photos, de blablas. Je voulais me concentrer en grande partie sur les belles choses, les bons moments, car c’est ce que je tente de valoriser chaque jour. Insuffler du positif à qui lirait par envie, erreur ou hasard, mes quelques balbutiements. Créer une bulle d’Optimisme colorée par le prisme de ma vision du Monde.

Mais tout évolue, et la Vie c’est plus que ça. Plus que des bons moments, des joies, des découvertes …
Il y a aussi des moments d’abattement, des « coups de gueule », des peurs, des doutes, des sujets tabous qui ne devraient pas l’être… et plus encore. Or je veux que mon blog soit aussi « authentique » que possible, et m’y sentir libre, dans la mesure de mes capacités à me dévoiler. Je peux faire quelques omissions, car tout ne se partage pas aisément, mais je ne veux pas en faire un mensonge, une façade de « Bonheur apparent ». Je veux pouvoir y partager la Lumière, et les Ombres. Je veux pouvoir oser tout y mettre si j’en ressens le besoin.

Car il n’y a pas que des images qui s’imposent à moi, pas que des photos qui me sautent aux yeux … il y a des thèmes et des textes aussi. Des morceaux d’histoires destinées à demeurer inachevées, des poèmes qui tournent en pensées, des réflexions qui se laissent bercer … bref une multitude de mots qui dansent dans ma tête, et que j’aimerais poster ici, parfois. Oui, je voudrais pouvoir poser dans un coin de mon blog non seulement mes photos, mais aussi mes textes, mes poèmes, et mes dessins, même les plus étranges; non seulement ce qui me rend heureuse, mais également les sujets qui me tiennent à cœur, même les plus sombres, et pouvoir évoquer mes bizarreries, même les moins comprises.
Ce petit espace au creux de la toile est mon repère à moi, et s’il doit être un reflet de mes perceptions, alors les Bas et l’Étrange y ont leur place tout autant que les Hauts et le « communément admis ».

C’est un changement progressif, qui a déjà débuté depuis un bon moment, et que j’entends poursuivre, mais de façon consciente.

Il ne faudra pas être surpris si, à l’avenir, poèmes, textes, et réflexions étranges viennent se mêler aux dessins, aux photos, et aux mots plus légers. Il y aura probablement des phases aussi où je ne partagerai rien, comme cela est déjà arrivé. Je veux suivre mon rythme aussi imprévisible soit-il. Je veux partager à l’envie tout ce qui fait que je suis ce que je suis. Je ne force personne à me lire, et je suis reconnaissante envers ceux qui en prennent le temps.

Voilà… J’avais juste envie de l’écrire « noir sur blanc », sans trop savoir pourquoi. Comme quoi tout arrive, il peut m’arriver de ne pas chercher à comprendre certaines choses x)

Sinon dans les nouvelles, Noël s’est globalement très bien passé, avec des moments relativement simples et légers. Les plus beaux présents n’ont pas été de ceux qui s’emballent, et le temps se mettant au diapason était relativement doux. Il y a eu des regards échangés, des sourires, quelques éclats de rire… Ce fut un bon Noël.
Je suis malgré tout contente d’être à nouveau au calme ^^ Je vais m’accorder quelques jours, et je me re-pencherai sur ma ToDoList début d’année 2019, car il y a du pain sur la planche. D’ici là, j’espère achever quelques articles, nous verrons bien, en tout cas, je vais très vite poster un poème récent que j’ai envie de mettre ici. =)

Douce journée, et à très bientôt.

 

 

Si j’étais une Lettre..

By | Blabla, Réflexions | 2 Comments

.. je serais un « Y ».

Cela m’a pris du temps pour l’apprivoiser. Aujourd’hui, c’est la lettre dont je me sens le plus proche, celle qui me parle le plus.

– Le Y, en Français, on ne le croise pas très souvent, il est timide.
– Le Y, il n’existe pas partout, il a parfois l’air d’une anomalie.
– Le Y, il a l’air de chercher son équilibre, sa place.
– Le Y, c’est un oiseau qui ouvre les ailes pour s’envoler, bientôt.
– Le Y, il est mal jugé. On l’oublie vite, on rechigne à s’en servir, et pourtant il a ses utilités.
– Le Y, il est mal aimé : beaucoup de gens le remplacent régulièrement par un « i », d’allure plus ordinaire.
– Le Y, ce n’est pas un élève modèle : il se cache au fond de la classe de l’Alphabet.
– Le Y, il a ses faiblesses, ses défauts. Il ferait une note épouvantable.
– Le Y, il a ses propres forces : il peut devenir un mot à lui tout seul, et dévoile une grande valeur au Scrabble.
– Le Y, c’est un visage en majuscule, où les sens se rejoignent en un point central, formant ainsi un tout.
– Le Y, il peut évoquer une union, où deux soudain ne font plus qu’un.
– Le Y, il ressemble à une décoration ou un signe de victoire : à sa façon, il enrichit et égaye les mots.
– Le Y, c’est une lettre qui mérite qu’on lui laisse une chance de se découvrir.
– Le Y, il est « différent » : c’est une voyelle aux allures de consonnes. Il est un peu moitié-moitié.
– Le Y, il est « étranger » : son nom se prononce bizarrement, c’est comme s’il venait d’ailleurs.

Ce Y qui a l’air d’un marginal incompris me plaît. Ce Y caméléon qui se fait tout petit me correspond. Ces particularités me parlent.
Finalement, on se ressemble beaucoup, lui et moi.
Alors, oui.

Si j’étais une lettre, je serais un Y.

700ième déviation

By | Dessins, Réflexions | No Comments

Hier matin, j’ai posté ma 700e déviation sur DeviantArt.
Bon, sont pris en compte quelques « journaux » qui ne sont ni du Dessin, ni de la Photographie, mais tout de même.. 700 contributions sur le site, ça commence à faire un petit nombre, non ? ^^

Je l’ai vue venir il y a quelques jours, et pour l’occasion, j’ai dessiné mon avatar en train de jardiner.
Car au fond, même si dans la vraie vie je n’ai pas la main verte, symboliquement, cela m’a semblé adéquat : Nous sommes le Jardinier de notre Univers.

On sème des rêves et des espoirs, des graines d’imagination, on y consacre beaucoup de temps, beaucoup d’énergie, beaucoup d’Amour.

Parfois c’est long que ça n’en peut plus, parfois ça rate complet, et parfois, ça germe…!
Chaque petite pousse est alors une victoire momentanée, une chance d’avoir un jardin plus joli.
On en prend soin en sachant que c’est le travail de toute une vie… et que la récompense peut très bien ne jamais arriver, ou repartir comme elle était venue.
Parce que tout ne dépend pas de nous. Tout n’est pas toujours juste.
Mais au final, il est bien rare qu’il n’y ait pas au moins un petit résultat à constater.

Mon petit terrain à moi ne paie pas de mine, et je sais que je suis pas le meilleur des jardiniers, mais je commence à avoir un modeste jardin fleuri.
Ce jardin, je continue à le cultiver un peu chaque jour, à ma façon, avec la même tendresse que n’importe qui d’autre.
Et quand ça ne vas pas fort, je suis contente de pouvoir le contempler, et me rappeler toutes ces petites victoires qui comptent au moins autant que les grandes.

Avec le recul, je n’aurais jamais pensé en arriver là. Ça donne envie d’être un peu optimiste.
Ça je m’en suis rendue compte en échangeant avec une amie.

Aujourd’hui, ça m’a fait quelque chose de voir ça. Pour un peu, je serais presque ‘Fière’ en fait.
Déjà de ce que j’ai surmonté et appris jusqu’ici, même si je me casse encore régulièrement la figure sur tel point ou tel autre … mais aussi d’avoir eu la volonté de renouer avec l’Art que j’aime tant, à mon niveau, et de m’obstiner à lui faire une place dans ma Vie.

Je suis fière parce que chacune des « déviations » (dessin ou photo) que j’ai postées sur ce site, même si je suis seule à pouvoir en mesurer l’importance et la valeur, c’est un pas vers le Monde et vers moi-même.
Chaque photo que je prends en extérieur, c’est un moment où je ne suis pas chez moi, un moment où je suis dans l’action, où je rempli mes yeux et mon cœur de la Beauté du Réel. C’est un moment où je me fiche de savoir si le passant lambda va juger, ou non, le fait que je suis parfois presque à quatre pattes pour avoir l’angle que je veux. C’est un moment où moi, je me suis sentie bien, et vivante.
Chaque dessin que je fais, c’est un moment où j’accepte que ça ne va pas nécessairement donner ce que je veux, voire que je vais me rétamer, un moment dont j’ignore s’il sera « rentable » ou pas, un moment où j’oublie tout ce qui ne va pas et où je suis invulnérable. C’est un moment où j’exprime quelque chose sans avoir peur de le faire.
Chaque mise en ligne de l’un ou l’autre, c’est un moment où j’ai osé exposer une partie de moi à la face du monde, où j’ai affirmé ce que je suis.
Chaque fois, c’est un mini défi que je relève. C’est une preuve que je suis vivante, que je me bats encore. Chaque fois, c’est une Victoire.

Aujourd’hui, c’est près de 700 Victoires qui sont exposées sur ce profil Deviant Art, et plus encore dans l’ensemble de ma Vie.

C’est quand je réalise ce genre de chose, que je me dis qu’il ne faut rien lâcher, malgré tout ce qui peut nous tomber dessus… Contempler tout ça, c’est nourrir mon envie de continuer à photographier, dessiner, progresser, étendre mon Univers.. d’avancer.
Je sais que m’attendent encore à tout point de vue bien des aléas. J’en vois venir certains, et d’autres sortiront de nulle part. Mais je suis toujours là, je continue de planter, d’arroser, d’espérer.. Petite victoire après petite victoire. Petit pas par petit pas… pour voir grandir mon jardin.


N’oubliez jamais vos victoires, même si elles n’ont de sens que pour vous. Elles sont plus « vous » que tout le reste.

Douce nuit, et à bientôt. =)